Glossaire

Guides et rênes

Les guides sont des cordes de chanvre ou d’étroites lanières de cuir attachées d’un côté au mors des animaux et de l’autre tenues dans la main du conducteur qui indique ainsi la direction à suivre. Les rênes, qui sont généralement deux lanières en cuir, sont destinées à soutenir la tête du cheval, et dans ce but, elles s’attachent par leur extrémité supérieure à la tête du collier.

Source : Le cheval dans ses rapports avec l’économie rurale et les industries de transports – Tome 2 – E. LAVALARD  – Editions Firmin Didot – 1894 – P. 173

Palonnier (Harnais)

La jonction des traits avec la voiture doit toujours se faire au moyen d’un palonnier, quel que soit le mode d’attelage : en effet lorsque les traits sont directement attachés à l’équipage, sans intermédiaire
du palonnier, la traction s’opère plus énergiquement sur le côté du collier, dans les efforts qui n’ont
plus lieu dans une direction rectiligne, d’où perte de quantité de mouvement. Le palonnier a l’avantage d’articuler le tirage en un seul point et de permettre à l’animal d’exercer la traction à plein collier, même lorsqu’il s’écarte de Taxe de la direction du fardeau. La longueur des traits doit être suffisante.

Source : Le cheval dans ses rapports avec l’économie rurale et les industries de transports – Tome 2 – E. LAVALARD  – Editions Firmin Didot – 1894 – P. 173

Traits (harnais)

Les traits sont les liens qui unissent le collier aux palonniers, et par suite, à la voiture. Ce sont eux qui transmettent le mouvement du moteur animé à la résistance qu’il doit déplacer.

Source : Le cheval dans ses rapports avec l’économie rurale et les industries de transports – Tome 2 – E. LAVALARD  – Editions Firmin Didot – 1894 – P. 173

 

Tirage (Notion de mécanique)

Le tirage des voitures est l’effort exercé par les chevaux attelés, dans un sens parallèle au terrain à parcourir. Il résulte des expériences que (…) :

1/ le tirage est proportionnel à la charge et en raison inverse au diamètre des roues ;

2/ le tirage augmente proportionnellement aux accroissements de vitesse.

Parmi les causes qui influencent le travail de la traction, il convient de citer : la nature des routes, la manière de conduire et de démarrer, la largeur des bandes, la suspension, l’inclinaison de la force de traction, l’écartement plus ou moins grand des trains, la répartition de la charge sur ceux-ci et la taille des chevaux.

Le terrain : (…) Lorsque le terrain est mou et boueux, le tirage diminue proportionnellement à l’accroissement de la largeur des bandes.

Pour les voitures bien suspendues, l’accroissement de la vitesse ne donne pas un sensible accroissement de travail ;  ce dernier augmente avec la vitesse sur des voitures non suspendues. La neige rend la traction très dure.

Une rampe d’un centimètre par mètre exige un effort de tirage double qu’en palier ; une rampe de deux centimètres rend cet effort triple ; de trois centimètres, quadruple.

Donc il vaut mieux trotter quatre kilomètres d’affilée en palier que de trotter un kilomètre pour s’élever de quarante mètres.

La manière de conduire et de démarrer a une énorme influence. D’après M. Lavalard, avec un bon cocher, une expérience a donné comme effort 275 à 350 kil. La même expérience, avec un mauvais cocher, a produit de 400 à 450 kil.

Pour ce qui est de la charge, beaucoup de personnes s’imaginent que le poids d’une voiture augmente dans des proportions énormes la résistance au roulement ; des exigences sans nombre, et pour la plupart fort difficiles à satisfaire par les carrossiers, sont les résultats de cette idée.

« Prenons, par exemple, un coupé dont le poids à vide est de 500 kilos. D’après des expériences dynanométriques indiscutables, le rapport de la traction au poids de cette voiture est de 1/48, avec la hauteur de roues actuellement en usage, mettons 1/50 en chiffre rond pour la facilité de la démonstration (nous supposons la voiture placée sur un sol incompressible, absolument horizontal); donc le 1/50 de 500 kil. = 10 kil. de traction, et avec un poids moindre de 500 kil., soit 450 kil., nous n’aurions plus que 9 kil/, soit une diminution de tirage de 1 kil., une livre sur chaque épaule du cheval.

Et c’est pour diminuer l’effort du cheval de cette piètre quantité que certains maîtres n’hésitent pas à demander des choses impossibles au carrossier, lequel, pour y souscrire, se voit obligé de sacrifier la bonne forme et la solidité de sa voiture » (le guide du carrossier).

Qu’on se souvienne, en effet, qu’un cheval pouvant porter au pas, sur son dos, 150 kil. et fournir un travail régulier, tirera normalement 1500 à 2000 kil.

Extrait de Menage et dressage – Comte de Comminges

P. 153

2ème édition – Librairie Plon – 1901

 

 

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