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« Un nouveau souffle » pour la filière équine, le gouvernement réfléchit aux orientations de la filière en France

« Un nouveau souffle », c’est ce que souhaite apporter le rapport de Jean Arthuis à la filière équine française. De multiples enjeux pèsent actuellement sur celle-ci :  hausse de la TVA, diminution des paris hippiques (dont les retombées alimentent l’ensemble de la filière), restructuration des établissements nationaux (Haras et Ecole Nationale d’Equitation), entre autres et pour ne citer que les principales.

Face aux questions que ces évolutions soulèvent, le gouvernement a demandé au député européen Jean Arthuis de se pencher sur l’ensemble de la filière. Un rapport de plus de 150 pages a été produit pour donner une vue d’ensemble et des orientations.

Pour ce qui concerne le cheval de travail, le document évoque la question dans sa 3ème partie, où il est fait mention de l’élevage et de l’usage des chevaux et équidés. Cette partie est forcément plus restreinte et ne concerne qu’une courte partie du rapport, mais qui vaut tout de même la peine de s’y attarder.

Après avoir dressé le constat des nouvelles utilisations en ville et dans les zones rurales, le rapport recommande tout d’abord à la production de s’adapter à la nouvelle demande d’usage des chevaux (génétique, sélection, épreuves et tests d’aptitude davantage centrés sur les usages que sur les modèles et allures). Par ailleurs, il préconise également un travail sur la normalisation du matériel, avec notamment de la certification pour garantir la sécurité. Il propose également de développer l’aspect formation, portage de projet et informations technico-économiques. L’ensemble de ces aspects devraient être portés par l’IFCE (anciens haras nationaux).

Le rapport établit également le constat du développement des activités de médiation animale. Sur cet aspect, il conseille de mettre en place une certification, qui serait portée par la SFET (Société Française des Équidés de travail) et la SHF (Société Hippique Française), en lien avec l’IFCE. Ces partenaires deviendraient de fait les interlocuteurs privilégiés de l’État sur ces questions.

Dans sa proposition suivante, le rapport propose de développer les consommations alimentaires, viande et lait.

Enfin, pour ce qui concerne le cheval de trait, et plus particulièrement les races menacées, le rapport propose de confier les missions de préservation de race aux conseils régionaux, les plus à-mêmes d’apprécier l’intérêt du maintien de ces races.

Ce rapport apporte donc une contribution nouvelle aux politiques de développement du cheval utilitaire au niveau national. L’extrait concernant les équidés de travail est accessible en annexe.

Pour aller plus loin : En 2012, une évaluation du potentiel de développement du cheval territorial au niveau national avait été établi dans un rapport du ministère de l’agriculture.

 

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