AG Faire à cheval: Bilan d’une année 2025 mouvementée
Une année 2025 de construction et de mouvement
Construire mais aussi réagir aux urgences, c’est en substance le bilan des actions menées en 2025 par le réseau Faire à cheval. Animé par Marie-Laure Boulay et Cécile Bréant, les deux co-présidentes, le réseau Faire à cheval s’est réuni en AG à Bains sur Oust ce dimanche.
Construire, car durant l’année 2025, le réseau Faire à cheval s’est énormément investi au niveau national pour participer à la création de la FNAT, la Fédération Nationale des Animaux de Travail, qui regroupe actuellement 12 associations utilisatrices en France. Cette fédération représente pour le réseau la meilleure manière de faire porter la voix des utilisateurs d’ânes et de chevaux de trait au niveau national. Celle-ci a vu officiellement le jour le 17 avril 2025 et participera au prochain Salon International de l’Agriculture en mars prochain à Paris.
Et réagir, car il a fallu faire face aux attaques animalistes lancées à Questembert contre les chevaux territoriaux. Là aussi, le réseau s’est investi pour réunir les acteurs du monde du cheval breton et faire front commun face aux menaces. Le 13 juin, une journée s’est tenue à Questembert, grâce à la sortie d’un documentaire diffusé fort opportunément ce jour-là, « Au son des sabots ». Cette journée avait également été l’occasion de rencontrer d’autres acteurs-clé capables d’apporter leur pierre à l’édifice : la réalisatrice du documentaire Marie-Claude Salvaille, ainsi que le sociologue à l’UCO Patrice Régnier
L’AG a également été l’occasion d’ouvrir les horizons et d’aller chercher dans d’autres disciplines des réponses à nos questionnements. L’ethnologue Bernadette Lizet et le sociologue Patrice Régnier sont ainsi venus présenter leurs réflexions à l’assemblée présente.
La présentation de Bernadette Lizet invitait à réfléchir sur ce que représente aujourd’hui le réseau Faire à cheval, ses spécificités et caractéristiques propres. En invitant notre association à revoir ses fondamentaux, cette chercheuse nous invite à nous ré-interroger en profondeur sur nos atouts et nos failles. À partir de ces questions, le réseau va pouvoir lancer une enquête auprès de ses adhérents et sympathisants. L’analyse de ce travail sera présenté lors du colloque organisé par Cheval et Patrimoine au Haras du Pin le 29 mai prochain.
Pour Patrice Régnier, la présentation portait sur le mouvement animaliste et le risque que les attaques font peser sur nos pratiques déjà fragiles. Son oeil de sociologue expérimenté a permis d’établir un parallèle avec d’autres actions menées par le passé par des animalistes abolitionnistes. Ces réflexions et constats, pas toujours rassurants, ont permis de nourrir la réflexion et de poser les bases d’une stratégie efficace pour contrer ces attaques dont notre filière n’avait pas vraiment besoin.
Leurs contributions de grande qualité permettront sans conteste au réseau d’explorer de nouvelles voies en 2026. Avec les moyens dont le réseau dispose, l’année à venir sera l’occasion de faire fructifier ces échanges. L’objectif étant toujours de développer un monde intégrant plus et mieux nos collaborateurs favoris, les ânes, poneys et chevaux de trait.


