À Guérande, le cheval de trait se lance dans la construction

C’est un chantier bien particulier qu’ont mené pour la seconde fois Eliot, un irish cob, et Klochette, une ardennaise, pour le compte de la coopérative l’Aronde. En effet, durant une semaine, emmenés par Charlotte Zimmer, ils ont utilisé leurs sabots pour malaxer la terre crue mise en oeuvre sur le chantier de l’écoquartier Maison Neuve, à Guérande. Et le cheval se révèle un allié précieux dans cette mission peu ordinaire de fabrication de bauge.

Dans ce quartier en expansion de Guérande, 20% des matériaux doivent être bio-sourcés. C’est alors que la SCOP l’Aronde, entreprise de maçonnerie en terre, entre en jeu. La SCOP a été appelée à réaliser des murs de cloison et des murs extérieurs de manière écologique. Ils ont donc réutilisé la terre évacuée pendant la construction des fondations, pour l’utiliser dans la matière des murs, additionnée à de la paille. Ce mode de construction limite tout à la fois les apports extérieurs et les déplacements de matériaux.

Sur ce chantier, c’est lors de l’édification des murs des abris à vélos et des parkings que les chevaux ont été sollicités. Concrètement, les murs sont réalisés en bauge. Cette technique très particulière nécessite de mélanger la terre à de la paille.  Pour ce faire, après l’avoir préparée en andain et copieusement arrosée, le cheval est amené sur place. Grâce à son poids important, il peut traverser le mélange et ainsi faire que la bauge soit homogène. Cette technique n’a jamais pu être mécanisée de manière satisfaisante, d’où le recours au cheval pour la mettre en oeuvre.

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